Rencontre avec Audrey Gallier et Lorna Moquet

Bienvenue dans le monde d'Audrey et Lorna. Ces deux Parisiennes âgées respectivement de 23 et 24 ans ont ouvert le 14 novembre le Sept Cinq, un concept store qui mêle mode, culture et salon de thé. En poussant la porte de cette boutique du 9ème arrondissement de Paris, j'ai eu l'impression de rentrer dans l'appartement de deux amies de longue date. L'ambiance est chaleureuse, un brin vintage et empreinte de douceur. Ici, les bijoux sont mêlés aux pages de livres des plus grands auteurs, les colliers et les bracelets sont épinglés aux murs comme de vraies oeuvres d'art et les sacs à main sont rangés sur des étagères comme à la maison. Après avoir découvert de nombreux créateurs Parisiens, on se détend au fond du magasin dans un canapé moelleux avec un cookie à la main et une tasse de thé dans l'autre accompagné des deux maîtresses de maison. Rencontre avec Audrey et Lorna qui ont réussi le pari de créer un lieu de convivialité qui manquait cruellement à la capitale.

De gauche à droite: Lorna et Audrey


Où vous êtes-vous rencontrées ? 

 Nous nous sommes rencontrées à l’école de commerce. Nous sommes toutes les deux originaire de Paris, notre école est à Rouen et nous avons fait connaissance en première année. On se connaît très bien. 

Pourquoi avez-vous décidé de lancer ce projet ensemble ? 

C’est un peu un hasard. J’ai fait tous mes stages dans l’édition et je suis partie en Pologne pour un projet Erasmus. Là-bas, j’ai découvert beaucoup de salons de thé-librairie très modernes où de nombreux jeunes s’y retrouvent. Du coup, j’ai eu un déclic et je me suis dit que j’aimerais beaucoup amener ce genre de concept à Paris. Lorna a fait tous ses stages dans la mode et voulait monter une boutique où elle organiserait des événements. Et un jour, en discutant ensemble de nos projets futurs, nous nous sommes posées cette question: «Pourquoi ne pas mixer nos deux envies ? » et tout le projet est parti de cette discussion. À ce moment là, nous étions toutes les deux en stage et nous avons participé à un concours de jeunes entrepreneurs en Haute-Normandie afin de voir si cette idée pouvait être réalisable. Au départ, on a participé à ce concours juste comme ça pour nous booster un peu à avancer sur notre projet et nous l’avons remporté. On a réussi à convaincre un jury de cinq financiers, on a eu un déclic et on a vraiment décidé de se lancer. 

Combien de temps avez-vous mis pour construire ce projet ? 

Un an et demi. Avec du recul, on pensait avoir mis énormément de temps et là, on y est ! La boutique existe, des clientes viennent nous voir, c’est fou ! 

 En quoi êtes-vous complémentaires ? 

 Nous sommes complémentaires dans nos expériences. Lorna a fait beaucoup de vente dans des magasins de mode, moi j’ai fait de nombreux stages dans l’édition. On s’apporte chacune quelque chose avec ces diverses expériences. 

Quel est votre rôle à chacune dans ce concept store ? 

On choisit tout ensemble, en revanche pour plus d’organisation, moi je gère les fournisseurs papeterie, foodet bougie tandis que Lorna s’occupe de la mode et de la comptabilité car elle très forte pour ça et moi pas du tout. Lorna s’occupe vraiment de toute la gestion et moi de la communication avec les journalistes et les bloggueuses. On essaie vraiment de se séparer les tâches pour gagner du temps. Il faut savoir bien s’organiser. 

Est-ce que vous vous êtes fait aider dans la construction de ce projet ? 

Oui énormément, on a été beaucoup soutenu. La mère de Lorna est architecte d’intérieur et son père est designer donc c’est eux qui ont géré toute l’architecture. Mon copain et mon père travaillent dans le bâtiment, ils nous ont aidé pour les travaux. Tout le monde a mis la main à la pâte. Lorna, moi et nos amis, nous avons détruit tous les murs. C’est un concept store très familial. Quand on est ici, on se sent vraiment chez nous. 

Pouvez-vous me résumer le concept du Sept Cinq ? 

 On le définit en deux mots : Paris intime. Notre but est de faire découvrir toutes les richesses de Paris aux Parisiens et aux étranger au travers de créateurs ou d'entrepreneurs.

Quelle ambiance avez-vous voulu donner à ce concept store ? 

Une ambiance d’appartement. Quand les gens rentrent ici, nous avons vraiment envie qu’ils se sentent chez eux. L’entrée est le salon, ensuite il y a la partie cuisine avec le bar et vers le fond du magasin, toute la partie cocooning, avec un style boudoir. Vous êtes chez Audrey et Lorna qui vous présentent leurs découvertes. 

Comment choisissez-vous les créateurs ? 

On les a découvert en fouinant sur internet, dans les journaux, en discutant avec des gens… Dès que nous avions un coup de cœur pour un créateur, on le contactait. Toutes les personnes avec qui nous travaillions sont des gens que nous apprécions. 

Quel type de clientèle souhaitez-vous viser ? 

Nous avons toujours eu du mal à répondre à cette question. Au début, nous visions des personnes de 25-45 ans qui sont curieux de tout mais finalement, nous réalisons que trois jours après l’ouverture, des clients d’âge complètement différents poussent notre porte. C’est un peu dur de cibler. Tout ce que nous voulons, c’est d’être accessible pour tout le monde. L’objectif n’est pas d’être dans le luxe. Nous voulons que les gens soient bien et qu’ils ne se sentent pas obligés d’acheter quelque chose quand ils rentrent ici. 

Comment comptez-vous développer votre boutique par la suite ? 

Nous avons beaucoup de projets. On aimerait ouvrir un nouveau corner en janvier ou février ensuite notre principal objectif est d’ouvrir d’autre concept store comme celui-ci et de pouvoir développer le concept à l’étranger pour faire découvrir des petits créateurs Parisiens à travers le monde.

 



 









Sept Cinq, 54 rue Notre-Dame De Lorette, Paris 9

Retrouvez le site du Sept Cinq ici


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